domingo, 21 de dezembro de 2014

L'HISTOIRE

Marcello, journaliste autant que paparazzi (terme par ailleurs inventé depuis la sortie du film, du nom d’un des journaliste appelé Paparazzo), est à l’affût de ragots pour sa revue. Ses virées dans Rome vont l’amener à découvrir les recoins de la faune de la capitale Italienne.

ANALYSE ET CRITIQUE

Comme l'a dit Michel Ciment, Federico Fellini est un cinéaste quasi-religieux. Les Nuits de Cabiria et surtoutIl Bidone témoignaient à la fois de son goût pour la satire et sa fascination vis-à-vis de la religion. A ce propos, il est amusant de noter à quel point Fellini pose le décor et les enjeux du film dès l’ouverture de celui-ci : on y voit une statue représentant le Christ, rattachée à un hélicoptère, volant au dessus et s’éloignant progressivement de la capitale Italienne. La Dolce Vita est à l’image de cette statue : Fellini va d’emblée se distancer de tout ce qui fondait son cinéma jusqu’alors en remettant en cause et la société dans laquelle il vit et sa manière d’appréhender le cinéma.
Le cinéma de Fellini n’a jamais rien raconté, ou si peu. La Dolce Vita, un de ses films les plus célèbres avec 8 1/2, ne déroge pas à la règle. Fellini nous offre d’emblée de suivre les facéties et extravagances du personnage principal de son film. En effet, Marcello, incarné avec toujours autant d’intériorité et de minimalisme par Marcello Mastroianni, se déplace dans l’espace comme le spectateur qui découvre le film. Ceci est d’autant plus frappant que son métier de journalisme lui impose d’être constamment aux aguets, à l’affût du moindre détail croustillant.
Le film, tout comme Roma par exemple, n’offre point de rattachement possible au spectateur, point de personnages sur lequel ce dernier pourrait s’identifier tant Fellini aime nous mener par le bout du nez dans son labyrinthe cinématographique. Le film peut donc logiquement être considéré comme une espèce de voyage dans le Rome actuel, voyage ponctué selon les moments du film par la musique (visible à l’écran par l’entremise de musiciens jouant de leurs instruments), qu’elle soit rock, Jazz ou bien de Chambre.
C’est à n’en point douter le sentiment d’égarement que ressent le spectateur à la vision du film qui est à l’origine du scandale qu’il a provoqué. Si certains ont clamé à l’époque que La Dolce Vita était un film sur la débauche, nul doute que les détracteurs du film se sont sentis gênés par la maîtrise de Fellini, et ce peut-être de façon inconsciente. Mais cette forme très éclatée ne fait en fait que refléter un fond et un propos en totale adéquation avec la mise en scène. Comment ne pas voir en La Dolce Vita une dénonciation du fascisme, du figement de la société Italienne de l’époque? : La Dolce Vita appartient à la catégorie de film qui tentent de nous prendre par la main pour nous emmener sur des terrains inconnus; au risque de laisser nombres de spectateurs sur le bord de la route. Film audacieux, cette qualité peut se révéler être par instants un défaut : car oui, La Dolce Vita, tantôt fascine, intrigue, ennuie.
Ces imperfections laissent supposer que le film est à considérer comme une œuvre transitoire, de celle où l’artiste se cherche afin de conquérir de nouvelles terres d’inspirations et de créations. De création, il en sera effectivement question dans son film suivant, considéré comme son plus grand, 8 ½.

LE FILM

LA DOLCE VITA

(LA DOLCE VITA)


TECHNIQUE

Durée : 174 min
Format d'image : 2.35:1
Couleur : Noir et blanc

L'HISTOIRE

Son visage en paraît 45, son corps 17, elle en a 28... Marie (Maj-Britt Nilsson) est une ballerine au déclin de sa prime jeunesse. Amère, fréquentant sans passion un plumitif de Stockholm, elle se remémore, à l’occasion de la remise d’un journal intime, un été adolescent, partagé entre son premier amour, Henrik (Birger Malmsten) et l’ombre d’un oncle s’arrogeant des droits sur sa nièce en villégiature (Georg Funkqist).
 

ANALYSE ET CRITIQUE

On nous excusera, pour en partie expliquer l’écart entre le sentiment d’accomplissement de Monika et la tonalité dépressive de Jeux d’été, d’émettre une hypothèse fondée sur l’indiscrétion : si Harriet Andersson couchait avec Ingmar Bergman au moment du tournage, Maj-Britt Nilson, elle, se refusera toujours à lui. Cette gêne est au cœur de l’intrigue aussi où une jeune fille offre ses faveurs, spontanément, à un jeune admirateur, par coercition, à un oncle par alliance. Il n’est pas clair auquel des deux hommes le cinéaste s’identifie le plus, le premier tour à tour idéalisé et rabaissé dans sa gaucherie, le second presque trop abject dans sa vilenie pour ne pas sentir une pointe de mauvaise conscience de la part d’un cinéaste qui ne fit jamais un grand secret de ses frasques extra-conjugales avec ce qui restait, somme toute, ses employées. Dans la vie, Bergman fut un peu les deux : rompant très jeune avec le diocèse familial d’un père pasteur, il subira la dèche plusieurs années avant de percer, soutenu par ses compagnes. Plus tard, ayant gagné une place prépondérante dans la production théâtrale et cinématographique suédoise, il assoira un pouvoir proche de la tyrannie, fait de fréquents coups d’éclat, beuglantes, participation à des évictions de collègues et coucheries offertes sur un plateau. Il racontera lui-même les deux avec franchise. Tout son cinéma oscille entre la représentation d’idéalistes en lutte et l’aveu honnête de comportements inqualifiables. Si les premiers ne gagnent jamais la compétition, il n’est pas certain que les seconds s’en tirent à meilleur compte, leur teneur infecte créant un environnement invivable, où se désigne simultanément comme cause et résultat une existence malheureuse.
 
Un élément proéminent de Jeux d’été échappe à ce préambule blafard : son approche de la nature. Le sens du paysage dont il fait ici preuve est inhabituel même pour cet habitué des décors naturels, qu’il traite plus souvent en topographies mentales (la voie PersonaL’Heure du loup) ou embellissement nostalgique (Les Fraises sauvages) que pour eux-mêmes. Certes, la végétation de l’île est à son bourgeonnement dans un souvenir, le retour sur celle-ci se faisant sous le signe d’un automne venteux et décharné. Mais le soin apporté à la cadrer, à faire s’y rencontrer les eaux, la flore et le miroitement d’un soleil estival nordique qui ne s’éteint pas de la saison, œuvre à la rendre plus présente que l’ordinaire à venir d’une danseuse passée à côté de sa vie. Ici la sensualité de la comédienne passe au second plan, hommage additionné, élément de plus dans une quête picturale de l’instant harmonieux. Les corps ont souvent une dimension réduite dans le plan, la caméra ne s’attarde sur eux qu’à la mesure que nécessite l’avancée de l’intrigue.
 
« Des jours comme des perles rondes, brillantes, montées sur des fils d’or, pleins de jeux et de caresses. Nuits faites de rêves éveillés, où il n’y avait pas de temps pour le sommeil. » Le film utilise à plein le paradoxe de l’été suédois, où l’obscurité jamais ne se fait, pour isoler le temps passé entre deux amants inexpérimentés... pour y répondre par la tombée précoce de la nuit de retour des années plus tard à la capitale (préparant, de nouveau, Le Lac des Cygnes, les danseuses finissent leur répétition alors que les réverbères ont été allumés). Dans une parenthèse étonnante (1), un clown impertinent harangue la ballerine alors qu’elle se démaquille, dans une ambiance annonçant l’expressionnisme morbide de La Nuit des Forains. Le temps présent se construit sur une série de confrontations : avec un plumitif à la fois désengagé et envahissant, avec un oncle décati par l’indolence, la chasse, l’alcoolisme mondain, avec ce provocateur grimé qui parle de là où les angoisses de Marie écoutent. Entre une femme et diverses figures masculines, aucunes ne pouvant prétendre au remplacement de celle qu’un Moleskine a réanimée et qui, en plein mois d’août, s’était écrasée en une plongée sur les récifs.
 
Pour une bonne mesure, Jeux d’été est un film traitant de l’exploitation sexuelle et, plus largement, de l’exploitation des femmes par les hommes. « Traitant de », plutôt que « sur », tant l’idée même de film à thème est étrangère à la conception du cinéma de Bergman (il s’y est essayé une fois, pour L’Oeuf du serpent, avec le bonheur que l’on sait). Faire un cinéma à sujet, cela implique de partir à la recherche du matériau, faire valoir sa documentation, demeurer extérieur pour une certaine part à ce que l’on filme. Position séduisante, car elle donne une justification : à ce métier nécessairement proche de l’imposture qu’est celui de cinéaste, à la presse qui couvre la sortie (qui pourra ainsi légitimer, par référence à un corpus culturel établi en cas d’adaptation ou de biopic, ou de « c’est po-li-ti-que  » pour l’œuvre couvrant un débat de société, l’utilité des films qu’elle défend et donc par extension la sienne), au public enfin qui donne de son temps social pour un visionnage (d’un film "de qualité", ou "sur un épisode historique négligé" plutôt que, simplement, pour ce spectre d’expériences allant d’un bon moment à un choc esthétique). Ce n’est une position confortable pour aucun adulte d’admettre faire quelque chose sans utilité immédiate (spécialement, dans le cas de la réalisation et de la critique, quand on le paie pour ce faire). Entrer dans la modernité pour Bergman (il n’y est encore, avec Jeux d’été, qu’à moitié) c’est sortir sans parapluie : s’inclure entièrement (il est un peu tous les mâles qu’il filme, de l’enthousiaste juvénile accompagné d’un chien affectueux au chorégraphe gueulant sur ses danseuses), faire des films par nécessités propres (souvenirs d’adolescence, déconvenues maritales, raisons d’indignation, etc.). Le cinéma de style et de conviction qu’il a porté à son acmé dans les œuvres maîtresses tournées coup sur coup durant les années 60. Celui que le cinéma indépendant américain représente généralement mieux ces temps-ci que les productions européennes. Celui qu’on ne transforme pas si facilement en patrimoine, plus en danger aujourd’hui que jamais.
 
« Dans l’histoire du cinéma, il y a cinq ou six films dont on aime à ne faire la critique que par ces seuls mots : "C’est le plus beau des films !" Parce qu’il n’y a pas de plus bel éloge. Pourquoi parler, en effet, plus longuement de TabouVoyage en Italie ou du Carrosse d’or ? Comme l’étoile de mer qui s’ouvre et se ferme, ils savent offrir et cacher le secret d’un monde dont ils sont à la fois l’unique dépositaire et le fascinant reflet. La vérité est leur vérité. Ils la portent au plus profond d’eux-mêmes, et, cependant, l’écran se déchire à chaque plan pour la semer à tous vents. Dire d’eux c’est le plus beau des films, c’est tout dire. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça. Et ce raisonnement enfantin, le cinéma seul peut se permettre de l’utiliser sans fausse honte. Pourquoi ? Parce qu’il est le cinéma. Et que le cinéma se suffit à lui-même. […] Bref, d’entre tous ses privilèges, le moindre, pour le cinéma, n’est certes pas d’ériger en raison d’être sa propre existence, et faire, par la même occasion, de l’éthique son esthétique. Cinq ou six films, ai-je dit, + 1, car Sommarlek est le plus beau des films. » (JLG, 1958) (2)

(1) Le film regorge de digressions surprenantes, tel ce passage en animation sur la pochette d’un vinyle.
(2) In Bergmanorama, cf Cahiers du Cinéma n°85 + Hors-Série Bergman/Antonioni (2007)
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LE FILM

JEUX D'ÉTÉ

(SOMMARLEK)

GÉNÉRIQUE

Année : 1951
Pays : Suède
Genres : DrameRomance
Réalisé par : Ingmar Bergman
Montage : Oscar Rosander
Photographie : Gunnar Fischer
Musique : Erik Nordgren
Maquillage : Carl M. Lundh
Création des décors : Nils Svenwall
Produit par : Allan Ekelund
Studios de production :Svensk Filmindustri (SF)

TECHNIQUE

Durée : 96 min
Format d'image : 1.37:1
Couleur : Noir et blanc

DVD & BLU-RAY





sábado, 20 de dezembro de 2014

A JANELA LÍQUIDA

Lucy é uma menina muito loira.Tem o sol nos cabelos.Todas as crianças na escola gostam dela porque é sempre dia quando andam perto ou quando brincam até a noite chegar.Lucy tem uns olhos azuis que cheiram a flores do campo e por isso todas as crianças se chegam junto dela e convidam a menina a ir a casa delas e as casas ficam com o perfume durante uma semana inteira.Lucy é pequenina,como um anjinho ou uma boneca e apetece sempre abraçá-la e beijá-la e ela sorri muito.Sei tudo isto porque me contaram a história de uma menina muito especial que vivia a dois quarteirões do lugar onde estou agora a viver.Fiquei um pouco impressioado com o pormenor do jardim.
Um dos meninos da escola contou-me isto assim:
Sr.João,eu nunca mais me esqueço.Ela tinha saído do recreio a chorar.Foi a primeira vez que isso aconteceu.Ela estava sempre alegre,brincava conosco e parecia que o tempo não passava,que era sempre recreio e mesmo quando voltávamos para a sala de aula,íamos a rir ou a sorrir uns para os outros.A Lucy fazia isso.magia,´tá a ver?
Mas naquela tarde vimos as lágrimas a cair na cara dela e até umas rosas que havia num canteiro,murcharam.Olhe,sr.João,parece mentira mas a mãe dela segurou -a com muita ternura e com a maior aturalidde do mundo levantou-a bem alto e cantou baixinho uma canção e em vez de lágrimas,saíram borboletas.Acredite,estávamos todos ali bem perto dela e a mãe disse-nos que estva tudo bem.Mas não estava.Anteontem vieram uns senhores esquisitos,de gabardine e chapéu preto,de óculos escuros,com um sol destes!para falar com a dona Beatriz,a nossa professora.Eu não ando a escutar ás portas mas ouvi umas coisas estranhas.Ia fazer xi-xi e a casa de banho é no fundo do corredor e tinha nde passar pela sala do director.Falavam de bolhas do tempo e de bonecas e ouvi o nome dela no meio da conversa.não se percebia bem o que diziam,porque falavam todos ao mesmo tempo e alto.Mas a mãe da Lucy dizia quue não podiam levar a filha,que ainda era muito cedo,e que ela não ia deixar este mundo tão nova para...e aqui .veio um barulho esquisito.Parecia um som de telefone misturado com o som da chuva.Um dos homens de preto disse isto."Bem,então vamos embora para o futuro.Mas fique sabendo,ela vai ter de viajar brevemente.Falei com o mestre T,ele compreendeu a sua aflição.Não somos desumanos,é a situação grave que se vive e que vai afectar todo o universo e precisamos de alguém como a sua filha."

Li o dossier LUCY com muita atenção.Senti que havia qualquer coisa que faltava.Uma peça importante de um puzzle a envolver uma criança singular e o tempo.
Depois,umas horas atrás,descobri uma pista que me levou a transformar toda a minha vida e a vida daqueles que me estão próximos.Os desenhos dela.Naves espaciais,paisagens assustadoras de desolação e dor,corpos desfeitos,e,o que mais me assustou,um arco-iris a preto e branco,muito carregado.Com olhos vermelhos dentro de uma nuvem também de um negrume indizível.
continua

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John Stezaker- Old Mask V [ Out Of Focus: Photography ]

Dana Schutz [2004]

Dana Schutz [2004]

Artist: Dana Schutz
Chris's Rubber Soul, 2001, Oil on Canvas